1 ou 2 notes ( Manifeste en cours )
Autofictions : une pratique s’inspirant un peu du quotidien, sans être pour autant un travail documentaire ou un journal intime au sens propre du terme. Plutôt une approche expérimentale qui mêle autobiographie et fictions en utilisant certains codes de l'esthétique liés au journal ou au documentaire.
Je passe beaucoup de temps à douter de ce que je fais en tant qu’artiste alors que je n’ai aucune inconstance dans ma vie réelle.
On dit que la pratique de l’autofiction est facilement reconnaissable, ce qui est tout a fait inexact et va à l’encontre même de sa définition.
Ceux qui disent cela se rassurent comme ils peuvent.
On a dit qu'une bonne partie de ma production "joue sur les notions de l’autoportrait et de l’exposition de soi, surtout de l’exposition d’une partie seulement de l’intimité". Ce qui est très inexact. J’en suis désolé, mais cela est un peu plus complexe et original.
Des planches de projets inabouties, c'est le spectateur qui imagine l'œuvre. Projets de vacances, de promenade, de livres, d’expositions, de vies…
Les vies de l’artiste.
Faire tout ce qu’il ne faut pas faire et devenir ainsi l’auteur d’une pratique confidentielle.
Rester sur un territoire connu - par exemple le format des planches toujours identique- est une manière de fabriquer de la fiction à partir de peu de choses . De la fiction et non pas une narration traditionnelle.
On dit beaucoup de choses.
L’autoportrait n’est présent que de son absence. Ici, c’est le trait – signe trace écriture dessin- qui fait le travail d’exposition de soi.
En faire le moins possible, laisser tomber, abandonner, ne pas sentir une certaine maîtrise des effets, toujours laisser venir l’erreur, le ratage comme gage de réussite, et encore échouer , vite encore plus vite, l’instant au vol.
Autofictions : Combien de temps dure un instant ?
Autofictions : Mode d’emploi du temps. J'ai tant perdu.
La fiction et la réalité finissent par se construire à travers non plus seulement la relation de l’image au texte mais dans la relation des planches les unes aux autres. Et des détails de taille.
Des liens soit de l’ordre du formel soit de l’ordre du secret. Et quelques associations poétiques.
C’est quelque chose qui tient toujours du secret, ou alors du hasard, en tout cas de certaines coïncidences troublantes ou drôles.
Cela tient presque toujours du poétique, bien que le poétique soit en latence. C’est ainsi que l’on propose du sens.
Un sentiment de perte, une certaine mélancolie.
Je suis assez timide face au monde de l’art (et réciproquement). Mais avec le temps on s’y habitue. Moi aussi.
On m’a déjà fait remarquer que je ne parlais jamais d’intimité dans mon travail, que je préférais parler d’expérimentations dessinées et d’agencements de planches, jamais du vécu. Je ne crois pas que parler de mon vécu soit une légitimation de ma pratique.
Je n’aime pas les petites phrases trop bien littéraires. J’aime quand on ne peut pas tout comprendre. Tout cela n’est pas grave !
Se faire voir –voir autre chose.
Autofictions : faire regarder, lire, deviner. Et répéter cette devise à l’envie pour dire ce que je brouillonne tous les jours.
Pas l’intime (trop factuel) mais le secret …
Des expériences de dessins. Dans un seul et même espace vierge, vivace etc.
Des poèmes tout bêtes (et parfois stupides)
avoir une vie bien / bien modeste
être un artiste inconnu reconnu comme tel
notes de travail
dessiner un collage de dessin de fragments
un faux journal comme tous les écrivains bien ratés
répétition d’un savoir dérisoire
bien
cut-up
tout ce qui brouille et parasite la vie
brouillage→ rien de bien... lisible
12 notes → alexandrins
Autofictions 12 livres
livres collage-s- de textes + images
journal intime au fond d’un moi,
d’un je multiple jeu paraissant
étant dessiné (décalcomanie)
copie de copie au jour le jour
fictions 12 projets en cours
bricolage de vie et de fiction
sans préparation ni précaution scénaristique au préalable
se faire- voir 12 fois en vain / vanités
et répétition de la recherche
brouillon qui brouillonne
en 12 moments capturer de l’éphémère
de chacun de ses avatars
12 mois et de l’art de la pratique du livre à venir
marqueteries en cours ébauches
de projets et remplir des pages/ planches
blanches (12 x 12) alexandrins à venir à lire
à regarder à deviner à suivre…