Quelques notes et autres commentaires glanés ici et là, au fil des lectures et autres ratures. Sur le collage et le bricolage, la pensée sauvage et les images perdues.

Jouer à l'artiste c'est possible avec les autofictions. Et trainer dans la nuit. Et le temps perdu...

Autofictions : réalisations typiquement ou faussement amateurs.

Formes faibles et convenues, elles révèlent de manières symptomatiques les tendances et les mouvances culturelles passagères tout en dressant un portrait en creux des usages que nous faisons de la vie.

La facture faible et techniquement pauvre de ces réalisations laisse le jugement de goût en suspension total, déconcerté, embarrassé et classant finalement ces planches dans la rubrique “production amateur sans qualité”.

Si elles racontent des événements familiaux et amicaux, si elles renvoient à des ouvrages rêvés, elles disent également peut-être autre chose. Ce crédit il faut paradoxalement l’accorder par leurs faiblesses très apparentes, non leur gaucheries, leurs maladresses, mais par ce manque de professionnalisme que vise en permanence l’amateur : faire comme les grands.

Le dessin n'est pas une lubie, c'est une pratique qui occupe l'essentiel de mon temps. Ce n'est pas une pratique subsidiaire. Exercice modeste et quotidien. Fragile et anti-spectaculaire. Pas de démonstration de force, pas de mots en plus, tout est à coté et de l'ordre serein de l'intuitif. Léger, fragile et économique ...et fait à la main tenant un crayon. Je ne suis pas un surhomme.

Projet de titre, définition des autofictions : mode d'emploi du temps à ne rien faire de trop juste ce qu'il faut pour l'image semble avoir peu de rapport avec le texte plus ou moins savant de la légende : la meilleure définition du moi. des déplacements ici et là, comme tombés du/ se retrouver perdu entre deux mondes entre deux espaces. Comme quelqu'un au japon...Et de l'histoire du monochrome comme d' une bonne blague. les ratés et les saletés qui trainent inévitablement car le vite fait, mal fait toujours fait blesse des bouts de et aussi des fragments comme des petits sur des détails de presque jouer sur le cadre pour dire que tout cela fait aussi partie du monde, qu'il n'y a rien d'isolé, à part peut être... ni cynisme, ni second degré ( heu, si si un peu quand même) ni entourloupette théorique ( un peu aussi ) ne viennent entraver l'enthousiasme qui prédomine aux autofictions. Vulnérabilité d'un propos, esthétique de l'échec, drop it like it's hot ! Dessins laissés pour compte abandonnés à leur sort... Re-travailler sur/avec les souvenirs d'enfance. RE-trait.


autofictions : proposition d'espace narratif gratuit. Et être toujours plus ou moins à coté, décalé, décalqué... Pas de posture, et surtout faire le ménage dessiner un non dessin. je suis un artiste et tout le monde s'en fout. moi aussi. ni organisées, ni composées, les planches autofictions sont bien ratées.

Qui se reproduit de façon monotone, qui se répète sans cesse.

autofictions pourrait se présenter comme un rassemblement hétéroclite de recherches plus ou moins esthétiques. Et ne pas oublier ces pauvres étudiants... Et la disjonction, le désordre, la surimpression, le pot pourri stylistique, l'illusion d'une apparition spontanée. Revenir aux phylactères d'avant l'œuvre d'art autonome : épigramme. Le blog est comme un journal, c'est à dire complètement libre, comme une liste de course, de choses à faire ou à ne pas faire, Los Angeles en Inde, 100% de réussite au quotidien, des ratés et des astres des aventures.

Art du dessin, art de la crise.

Modeste et ambitieux à la fois. Beau pas beau de la beauté ici et là sans y prendre garde. le lecteur est pris au piège d'une lecture littéralement en train de se faire dans laquelle tout a été mis en œuvre par des jeux de miroir, de doubles, de multiples, de remix, de copies... Opérer dans l'innocence, sans artifice sans ruse, et tenter de s'exprimer avec les moyens les plus pauvres. une petite danseuse sur un fil électrique. Réminiscence: le souvenir, le rappel, en tant que critère de la vérité, est la figure la plus ancienne de la pensée européenne Note pour la conférence : le blog permet de prendre du recul et une certaine distance critique.

Ainsi le travail est encore plus réflexif. Être assis sur le rebord du parterre, à égrener le temps qui file entre les doigts, pratique dérisoire de la paresse et des idées de titres de livres à venir. ou bien de livres qui ne verront pas le jour

Et des planches de recherches autour de la question de l'inachèvement.

"12 interludes dans ce cosmos privé"
titre provisoire

Maintenant tout le monde peut se la raconter, moi le premier, et ça aussi, je l'avais dit en 1987.

Partir du même point de départ mais quitter les sentiers battus et autres chemins choisis par nos grands magasins et magazines culturels pour vivre de nouvelles aventures narratives et graphiques ...to happy few

autofictions vend beaucoup...

autofictions rend effectif la fiction de l'artiste.