L'ensemble des planches dont il est question dans l'entretien sont visibles ici
Avant de parler de son art, j’aimerais dire un mot sur l’artiste. Alourdi d’une timidité si accablante qu’elle en ressemble à de l’orgueil, AUTOFICTIONS rêve d’être compris. C’est un besoin enfantin, je l’avoue, mais c’est un bon moteur. Pour cette raison, AUTOFICTIONS termine une phrase sur deux en demandant : «vous comprenez ? » Cela frappera davantage que son costume anonyme et les cravates vaguement assorties à la chemise. À vrai dire on comprend pas mal de choses de ce qu’il continue d’essayer de faire, mais en même temps, il est plaisant de s'obstiner à ne pas comprendre tout à fait. Préférant croire que nous n'avons pas tout compris, nous continuons à poser les mêmes questions, encore et encore. C’est bien rigolo. Nous faisons comme ça depuis avril 1992, vous comprenez ?